Wall Street limite les dégâts mais se dirige vers une quatrième semaine dans le rouge
information fournie par Zonebourse 20/03/2026 à 17:36
A l'approche de la mi-séance, le Dow Jones cède 0,5% à 45 796,2 points, le S&P 500 abandonne près de 0,8% à 6 556,3 points, tandis que le Nasdaq Composite recule de plus de 1% à 21 859,3 points.
Sur la semaine, marquée notamment par le discours prudent de la Réserve fédérale quant à l'impact du choc énergétique sur l'économie américaine, le Dow Jones perd pour l'heure 1,5%, le S&P 500 1,2% et le Nasdaq 1,1%.
Les marchés d'actions américains s'acheminent ainsi vers une quatrième semaine consécutive de baisse.
Depuis le début de l'année, le S&P 500 accuse un repli de plus de 4,3% et s'éloigne davantage de son record, établi au-delà des 7 000 points le 27 janvier, affichant désormais un écart supérieur à 6,5%.
Le Nasdaq, en baisse de 6% sur la période, évolue pour sa part à plus de 9% de son sommet historique du 29 octobre 2025.
Trump tente de contenir la flambée de l'énergie
L'intervention de Donald Trump, qui a appelé l'Iran et Israël à ne plus s'attaquer aux installations énergétiques, a toutefois permis de freiner la baisse en fin de semaine.
Mais les craintes de perturbations prolongées dans les chaînes d'approvisionnement pèsent fortement sur les perspectives de croissance mondiale, tout en relançant les inquiétudes d'une résurgence des pressions inflationnistes.
"Si le détroit d'Ormuz reste fermé, jusqu'à 20% de l'offre mondiale de pétrole pourrait être perdue, poussant les prix vers 150 dollars le baril ", prévient Raphael Olszyna-Marzys, économiste international chez la banque privée J. Safra Sarasin.
"Cela déclencherait un choc stagflationniste ", avertit l'analyste.
"Les actions pourraient chuter d'environ 15%, tandis que les rendements obligataires diminueraient probablement à mesure que les risques de récession augmentent", ajoute-t-il.
L'aversion au risque s'installe
Parallèlement, les espoirs d'une désescalade rapide des tensions se dégonflent et les risques d'un scénario plus négatif se sont accrus. La contagion touche toutes les places boursières, notamment en Europe où l'indice Euro STOXX 50 cédait encore 1,6% vendredi soir.
L'incertitude planant sur les marchés ne se dissipera que lorsque les investisseurs disposeront d'une visibilité sur la fin des combats. Jusque-là, toute prise de risques semble interdite.
Sur le marché des matières premières, le Brent avance de 0,7% à 109,4 dollars, après avoir atteint un pic à plus de 120 dollars cette semaine, tandis que le baril de brut texan (WTI) progresse de 1,1% à 96,6 dollars.
Les valeurs pétrolières amplifient leur progression dans le sillage de la hausse des cours du brut et du cuivre, avec un gain de 1,4% pour l'indice sectoriel S&P 500 Energy. Le géant Chevron signe la deuxième plus forte progression du Dow, avec un gain de 1,5%, et s'adjuge 3,8% sur la semaine. ExxonMobil suit le mouvement en progressant de 2,3%.
L'indice VIX du CBOE - qui mesure la volatilité de l'indice S&P 500 - grimpe de 6,8% à 25,7 points, ce qui montre que les investisseurs prennent des positions importantes dans un sens comme dans l'autre à très court terme, tant que la situation géopolitique reste incertaine.
Les actions en mouvement
Dans ce climat incertain, même de bons résultats assortis de solides perspectives ne suffisent pas forcément à assurer la hausse d'une action.
FedEx parvient toutefois à avancer de 1,8%, porté par des résultats du troisième trimestre supérieurs aux attentes, malgré un contexte de marché complexe, ainsi que par le relèvement de ses objectifs pour l'exercice 2025-2026 en cours.
Le fabricant de serveurs Super Micro chute de 27% après des accusations de contournement des règles d'exportation, qui auraient entraîné l'inculpation de plusieurs personnes liées à l'entreprise, soupçonnées d'avoir organisé des exportations illégales de technologies Nvidia vers la Chine.
Avec une hausse de 4,4%, Arm Holdings échappe à la tendance baissière grâce à un relèvement de recommandation de HSBC, qui considère le concepteur de puces comme un bénéficiaire majeur des processeurs CPU pour serveurs dédiés à l'IA.
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